4 posts tagged “jeux du commerce”
J’ai débuté 2009 sur un apprentissage franchement positif : faire gagner les autres est encore plus valorisant et riche en émotions.
Je vous dirige encore une fois sur mes peptalks en mp3 où le 6e et dernier témoigne des 2 podiums que des équipes que j’ai coachées ont remporté aux Jeux du commerce qui avaient lieu le week-end dernier à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM : T.I. 1er et Marketing 3e.
Sous une lancée de partage des connaissances et de coaching, c’est vraiment une année délicieuse qui nous attends.
« Laisser
la trace d’un passage éphémère »
comme dirait Shurik’n.
« Réussir c’est savoir se relever » est une conférence que je donnerais volontiers 365 jours par année dans tous les pays du monde, pas parce que je pense être le meilleur pour en parler mais parce que si j’ai l’occasion de partager mes 10 ans de combat et mettre au défi quiconque de se dégourdir, de foncer et de tout faire pour être meilleur et faire le bien, c’est certain que je vais monter sur le stage et dire ce que j’ai dans le cœur comme je l’ai toujours fait.
Le but de cet exercice est pour moi de livrer un argumentaire pour la persévérance, donner une bénédiction à tous ces gens que je rencontre et les convaincre que croire en soi et bûcher pour y arriver est un style de vie que tout le monde avec du cœur, du vrai et du rêve, peut entraîner et bâtir sur des bases saines et humaines. J’ai suivi une route peu commune et je crois être suffisamment crédible pour au moins supporter ma vision par des choix et des actions que j’ai faits et vécus réellement. Je tiens du bout de mes bras SELF depuis 10 ans et j’élabore une centaine de stratégies par année autant pour la micro-entreprise qu’un franchiseur ou qu’une grande multinationale. Et oui, vendredi soir à minuit, le 10 du 10, nous entrions dans notre 10e année d’existence active et je suis fier du savoir-faire et du savoir-être que nous exploitons chez nous. C’est en fait l’essence du feu sacré qui m’habite. C’est aussi de vouloir partager certaines anecdotes pour permettre aux gens qui se préparent à attaquer le monde des affaires d’éviter des situations qu’avec du recul, je ferais complètement différemment. Je n’ai jamais eu l’habitude de regretter mes décisions mais c’est évident que j’admets m’être compliqué drôlement la tâche par moment et le prix a été payé et notre passé est réglé. Ceci dit, je reste très fier d’avoir fait tout ce chemin en étant parti de rien et d’avoir fait la preuve que c’était possible alors que tout le monde s’est longtemps plu à dire l’inverse. Mes mentors ont été et sont toujours des guides irremplaçables dans mon cheminement et c’est naturel maintenant pour moi de vouloir aussi partager mes expériences et remettre la pareille.
Et c’est bien la preuve que ce n’est pas une formule magique, c’est plutôt un commitment intense qui fait de nous un homme prêt à se battre, vulnérable, au cœur ouvert et à découvert. C’est d’accepter qu’on devra changer, que rien n’arrivera comme il était certain d’arriver et qu’on se pètera sans doute la gueule à tous les 3-4 ans pour revenir plus fort et plus allumé sur les vraies choses. Que lorsque nous tentons de manipuler la réalité à notre avantage, on se met souvent les pieds dans les plats et on perd le focus sur la route que nous étions fixée pour quelques années.
Comment pouvons nous s’attendre à ce qu’on dise la vérité si on ment plus qu’autrement? Comment pouvons s’attendre à ce qu’on s’ouvre à nous si on est infidèle? Comment pouvons-nous s’attendre à un résultat si on entend fournir aucun effort?
La réussite est pour moi un style de vie. Il ne s’agit pas de se battre pour un trophée qui finira sur notre tombe mais plutôt d’accepter réalistement qu’il s’agit d’un voyage constitué de bons et de mauvais moments. Ce sont ses hauts et ses bas qui en font la beauté, son imperfection et ses émotions mais pas le but ultime nécessairement.
Je discutais justement hier matin avec Rénald au Club de boxe Champion où je m’entraîne depuis 3 mois et il nous disait que l’ingrédient nécessaire au succès d’un boxeur était le feu sacré. Le feu sacré est d’accepter qu’on doit souffrir pour s’améliorer et grandir. Notre pire ennemi n’est nul autre que nous-mêmes. C’est contre soi que l’on se bat chaque jour, chaque matin, à chaque succès ou échec. Les défis sont riches peu importe le résultat et c’est quand vous avez compris ça que vous commencez à grandir vraiment (et devenir vraiment SELF par la bande, hahaha!).
(Parlant de boxe, je dois vous avouer que ma vie est grandement
améliorée depuis que je fais cet entraînement 3 fois par semaine. J’ai arrêté
de fumé il y a 8 mois et j’en suis à 40 entraînements de 75 minutes et j’ai
perdu environ 40 livres. Il y a un jeune au club tellement déterminé qu’il est
passé de 330 livres à 215 en 10 mois. Le but pour mois de ce sport n’est
absolument pas de monter sur le ring mais bien à me confronter et à me forcer à
pousser les limites. Et c’est génial pour décrocher après une grosse journée au
bureau! Saviez-vous que le Québec est le territoire où lequel ce sport connaît la plus grande croissance? SELF se prépare à attaquer un dossier TRÈS intéressant en ce sens. ;-) Chut!)
Je suis par conséquent allergique à tous ceux qui surfent sur le love money parental et qui croient que le succès tombe dans leur vie comme un cadeau du ciel. Que vos parents aient eu n’importe quel parcours et peu importe le montant à flamber, c’est votre trace que vous êtes en train de laisser et ce n’est pas à 40 ans que la conscientisation à vivre sa vie les yeux ouverts doit s’amorcer. C’est un choix de la vouloir facile, mais pour ma part, c’est l’intensité du défi qui alimente l’apprentissage et la capacité au changement. Par contre, je suis ouvert à conseiller et aider n’importe qui désirant sérieusement devenir lui-même et être un acteur de changement fort sur son marché.
C’est aussi pourquoi nous avons intégré un 13e principe à notre démarche : être SELF exige d’être aimé tel que l’on est. Et par conséquent, on accepte aussi les gens comme ils sont. Et encore plus avec l’incertitude économique actuelle. Les entreprises doivent se mobiliser derrière des valeurs et des visions. Un fort sentiment d’appartenance débute et se crée d’abord à l’interne (principe no. 7 de notre démarche). Il faut faire le culte du client, toujours le positionner en perspective de nos processus d’affaires et ne pas oublier qu’il existe aussi des clients aussi à l’interne. Le capital humain et le capital de marque sont maintenant des armes de première ordre et même si ces concepts paraissent intangibles parfois. C’est sur les ventes, la marge, le taux de roulement des employés, les ratios de viralité, le WOM, le ROMI, les membres de la mailing list et les friends sur Facebook ou encore les connections sur LinkedIn qui prennent un envol et crée de la valeur. Il faut voir le marketing comme un levier transversal dans l’organisation, quelque chose de dynamique, voire virtuel, qui n’a rien de statique et surtout, qui n’est pas une finalité mais bien un outil, une force, une attitude corporative et ce langage et aura uniques qui en découlent à la Apple, Absolut ou encore mieux, à la Canadiens de Montréal.
Le monde change et il faut élargir son champ de vision si on veut rester stratégique dans cette crise et ses mouvements de marché. Il faut bien comprendre son environnement concurrentiel et identifier qui sont les opposants directs, les indirects, qui vous attaque frontalement ou est en attaque latérale? Êtes-vous en défensive mobile? Quelles sont vos compétences motrices, votre axe de différenciation et vos moteurs de création de valeur? Qui prend charge de la valeur ajoutée dans votre organisation et assure une expérience client riche et mobilisatrice?
Avoir un horizon stratégique élargi, vous verrez plus facilement avec qui vous pourriez faire du co-branding et identifier les joueurs tactiques à mobiliser dans des alliances d’affaires à moyen terme. De toute façon, ce leadership industriel s’impose si on a l’ambition de souhaiter une transaction autant comme l’acquéreur ou l’acquisition. Nous sommes sur d’importants dossiers d’acquisition actuellement pour des clients et je vous assure que la modélisation d’affaires et le coaching que nous effectuons deviennent rapidement des tremplins riches en argumentaire et en vision pour valoriser et fixer la valeur d’une fusion partielle ou complète. Vous avez besoin de capitaux, que ce soit la Bourse de croissance du TSX ou céder du capital-actions à des capitaux risqueurs ou étrangers, vous devez rester alertes pour exploiter un momentum favorable.
La compétence et le talent sont vos leviers vers la réussite et l’accomplissement. Les produits propriétaires doivent compléter ou carrément prendre le relais chez les manufacturiers québécois et tous les fonds disponibles doivent être investis dans un savoir-faire unique. Et les crédits pour la R&D sont là en plus, c’est un avantage concurrentiel direct à utiliser sur vos concurrents. N’est-ce pas une bonne raison d’entreprendre un plan de redressement marketing pour emboîter le pas de la créativité organisationnelle? On me parlait dernièrement d’un ingénieur de Québec qui était en Chine et qui a été reçu par la grande porte d’un CEO chinois pour le féliciter d’être la seule entreprise au monde dont ils étaient incapables de copier les produits. Vous me voyez venir? Je l’espère…
Et c’est la même chose pour le Web 2.0. Vous êtes à découvert sur les réseaux sociaux alors pourquoi ne pas être conséquent avec un discours authentique et une démarche humaine dans son réseautage et son développement d’affaires? Plus de temps à perdre dans de la prostitution corporative à perdre la tête le temps d’un gros contrat. Les présidents d’entreprises sont maintenant des ambassadeurs et carrément des seeders qui multiplient les prises de contact pour passer un message qui résonne et aide les gens.
Les gens achètent ce qu’ils veulent être et c’est quand vous êtes en mission pour les bons clients que vous déclenchez un cercle vertueux très fort dans la fidélisation. Inutile de vous rappeler que ça coûte 10 fois plus cher recruter un nouveau client que provoquer une seconde transaction avec un client déjà satisfait.
Il faut établir vos propres critères de sélection et de mesure de performance pour vous différencier et valoriser la prestation de service que votre organisation garanti à vos clients et partenaires.
Ok, je suis vraiment sur une lancée. ;-D
Pour revenir brièvement sur l’événement comme tel, je dois vous avouer avoir été particulièrement touché par la conférence de mercredi à l’École des sciences de la gestion de l’UQÀM, non pas parce que j’étais emballé mais plutôt questionné par la vibe de l’audience. C’était la 2e fois que je donnais cette conférence à ce groupe (2 éditions de la délégation des Jeux du commerce de l’ESG UQAM) pour les motiver et partager mon expérience à titre de coprésident en 2007, gagnant d’un podium en technologie de l’information et comme entrepreneur en marketing slash étudiant au bacc. à l’ESG jusqu’à tout récemment. Il était sans doute beaucoup trop tôt dans leur préparation pour recevoir un tel speach de ma part. J’aimerais beaucoup avoir une autre intervention juste avant les Jeux en décembre pour vraiment les électrocuter et les mobiliser à l’excellence avec un peu plus de tact et plus d’émotions. L’an dernier, c’était vraiment mes tripes que je leur avais livré et j’ai choisi de me concentrer sur des trucs pratiques plutôt qu’une tranche de vie assez rock ‘n roll.
Mais c’est la vie et le timing jouent sur plusieurs projets (plusieurs clients et collègues peuvent confirmer!) et il faut accepter ce genre de petite déception.
J’ai écris un jour à mon équipe de vente sur un tableau noir « La meilleure façon de prouver quelque chose est de le faire » et c’est ce que je tente d’appliquer chaque jour depuis. Après tout, nos sommets d’aujourd’hui sont la base de demain.
Ça va vraiment brasser pour SELF prochainement, restez à l’affût des prochains jours car ça va percuter quelque chose de rare. Oh yeah, c’est moi qui l’dit.
Je n’entrerai pas trop en détail de ce que je pense de la situation de l’UQAM actuellement. Pour avoir été sur des conseils centraux du côté de l’École des Sciences de la Gestion (ESG UQAM), pour avoir été président également et pour avoir voté dans de nombreux conseils et congrès pendant 2 ans, je trouve quand même intéressant de voir un recteur qui prend position :
http://www.ledevoir.com/2008/06/02/192315.html
Dans une crise quand un redressent agressif s’impose, il n’y a pas de recettes magiques. Ceux qui y croient et qui ont la force d’agir en leader dans l’organisation doivent montrer l’exemple et transpirer l’ambition et la détermination sans se retourner. Il faut foncer, c’est tout ce qu’on peut faire de bon.
L’UQAM n’est pas parfaite mais elle a beaucoup de
volonté. Peu importe ce que vaudra mon baccalauréat de l’ESG à cause de cette
histoire mais c’est quand même à cause de ces expériences et de ces
apprentissages qu’on peut performer chez Self dans le vrai monde et franchir d’importantes
étapes chaque année. La boîte est pilotée par 4 bacheliers en administration
des affaires impliqués et récompensés qui ont fait leur classe dans cette
université et je crois qu’il faut le vivre pour l’apprécier. On ne fait pas la
business de la même façon qu’au HEC et on en est fier.
Je n’ai absolument rien à envier à mes bons copains du
HEC dont j’ai beaucoup de plaisir à taquiner à la boutade. J’apprécie un grand
nombre de diplômés du HEC avec qui mes souvenirs sont très bons. Inutile de
penser s’impliquer dans les Jeux du Commerce si c’est pour ignorer le HEC!
D’ailleurs, je suis fier que ce soit l’École des
Sciences de la Gestion qui accueille l’édition 2009 de la compétition pour sa
21e année.
Self est fier de commanditer la délégation de l’ESG
UQAM en 2009 et je souhaite aussi un gros bonne chance au comité organisateur qui est
composé de quelques membres qui étaient de notre comité Évolution il y a 2 ans déjà.
Si un jour vous avez devant vous un participant des Jeux du Commerce qui a fait un cas académique en entrevue, dites-vous que cette personne a appris à se battre, pas juste à faire le party. 100 pitchs plus tard, les Jeux m'aident encore.
J'ai eu l'honneur de donner une conférence mercredi dernier à la délégation 2008 des Jeux du commerce de l'École des sciences de la Gestion de l'UQAM qui portait principalement sur la force de caractère que nous devons avoir pour réussir dans la vie. On aurait dit que j'avais fait la présidence des JDC pour l'ESG juste pour un jour, avoir ce moment privilégié avec ces gens qui s'apprêtent, à leur tour, à vivre l'expérience d'une vie aux Jeux.
Disons que je connaissais mon sujet. Ce que j'ai aujourd'hui, je l'ai bâti à la dure, il n'y aucun doute là-dessus.
Je me suis donc payé du luxe pour un pro des pitchs bien cadrés, j'ai laissé parler mon coeur et j'ai laissé tomber le minuteur. Ce fut un 50 minutes de témoignage peut-être décousu mais ça m'a tellement fait du bien.
En voici un peu plus sur l'essence de ma réflexion...
La vie est une aventure que tu acceptes de vivre pour le voyage et non pas pour la finalité Ce sont ses hauts et ses bas qui en font la beauté, son imperfection et ses émotions mais pas le but nécessairement. De toute façon, si on n'accepte pas de tout donner pour atteindre son but, c'est peut-être parce qu'on accepte une mission qui n'est pas la nôtre. De là à mon avis la déception. On ne peut pas tout avoir tout de suite alors contentons nous de vivre et bien le faire. La vie, c'est de se créer une structure rigide qui nous permet de vivre dans un contexte ensuite complètement intense et spontanné mais balisé avec des limites intimes d'une personne bien dans sa peau. La réussite, c'est un style de vie, c'est quelque chose qui doit être vécu tous les jours, pas juste un trophée qui finit sur le foyer quand on est dans notre tombe.
Si tout va trop bien ou trop mal c'est qu'il y a un manque d'équilibre quelque part, c'est qu'on s'illusionne et qu'on ne se laisse pas assez aller. C'est qu'on essaye de manipuler la réalité à notre avantage alors que ce n'est pas possible.
Il faut à tout prix éviter de se laisser déconcentrer par des gens qui n'en valent pas la peine. Prendre le meilleur d'un peu tout le monde et savoir que c'est sur nous seul qu'on peut compter. Une débarque, ça se prend à chaque 3-4 ans dépendamment à quelle vitesse on roule et il faut être prêt à l'accepter. 2004 et 2007 ont été des années de rudes mises à l'épreuve, j'en ai eu pour mon argent en sacramento je vous le dis. Mais ce qui me rend heureux aujourd'hui, c'est de m'être relevé à chaque fois et d'avoir mis mes culottes, d'avoir été moi-même et tout faire pour ne rien regretter aujourd'hui.
Merci à tout ceux qui ont été là, j'espère que vous avez apprécié. Moi, j'ai adoré vous rencontrer.
Également, je salue un prof qui a marqué mon existence : Frédéric Julien. Fallait le faire, demander à son premier cours à ses élèves ce qu'ils verraient sur leur tombe! C'est lui qui m'a guidé un jour vers Shambala. Je le recommande à tout ceux qui sont prêts à être eux-mêmes.